UNIVERSITÉ F.H.B DE COCODY: CRISE AU DÉPARTEMENT DE COMMUNICATION


Des étudiants susceptibles de faire le Master 2 subissent une injustice notoire sous le regard silencieux et complice de l’administration.

Ils sont empêchés par le département de faire les cours.

Les faits  

 Les étudiants ayant validé leur licence 3 à la session de juin 2017, ont été mis en standby sur une période d’un an, parce qu’il y aurait une sélection à faire au préalable, avant de faire le Master 1. Le pire, c’est que c’est uniquement au cours de la Licence 3 qu’ils informent les étudiants qu’il y aura une sélection. Ce qui n’est pas normal ! Vu que dans de tels cas, on commence à informer les étudiants sur la sélection depuis la Licence 1 afin qu’ils s’y préparent en conséquence.

Alors, les résultats de cette dite sélection connus, ce sont 82 étudiants sur 617, répartis en quatre spécialités qui ont été choisis pour faire le Master 1. Pourtant, la majorité des étudiants remplissaient les critères de sélection. Donc, les étudiants ayant  été indignés vis à vis de ces résultats ont soulevé l’épineuse question : 

Qu’en est-il des  étudiants non sélectionnés ?

Leur parcours s’arrête t-il à la Licence ?

C’est ainsi qu’après plusieurs démarches entreprises, une réunion entre les  étudiants et le Doyen du département a été diligentée. Au sortir de celle-ci, il a été imposé aux non-sélectionnés de faire le Master 1 uniquement afin d’obtenir en compensation un diplôme de Maîtrise(valable pour seulement 3 ans), avec lequel ils pourront passer des concours s’ils le souhaitent. Alors que nous sommes dans le système LMD(Licence-Master- Doctorat) où la Maîtrise est tombée en désuétude. 

Solution inappropriée

La solution envisagée par le Doyen est donc contraire aux principes du système LMD dont on chante tant les louanges. Mais, pour éviter de se limiter à la Licence seulement, les étudiants se sont inscrits en Master 1 tout en espérant que les décisions changent favorablement. Mais apparemment, ce n’est pas le cas.  Car, à leur grande surprise, à la rentrée des Masters 2, 2018-2019, le département informe que seuls les sélectionnés depuis la Licence 3 en 2017, sont autorisés à faire les cours de Master 2.   

De fait, le département de  communication veut ainsi mettre à la porte, plus de 400 étudiants ayant validé leur Master 1 et espérant au moins faire un Bac+5 c’est-à-dire un Master 2.

Vu cette décision incongrue, ces étudiants proposent qu’on leur fasse un Master Professionnel à défaut d’un Master de recherche.

Malheureusement, le Doyen de cette UFR et le chef de département refusent catégoriquement d’ouvrir un Master professionnel pour cette vague d’étudiants. Pour se justifier, ils soutiennent que cette décision n’émane pas d’eux mais plutôt du Président de l’Université. Mais le paradoxe ironique dans cette affaire,  est que le président est lui-même professeur au département de philosophie et dans son département, il y a deux types de Master selon les normes du système LMD. C’est-à-dire, un Master Recherche et un Master Professionnel.  Pourquoi donc voudra-t-il qu’au département de communication, il y ait uniquement que le Master recherche ?

« Nous ne comprenons pas cette règle ! Nous n’avons nullement dit que nous ne sommes pas d’accord avec la sélection. Mais, nous disons juste que nous voulons aussi faire le Master 2 selon les normes du système LMD puisque la Maîtrise n’est plus d’actualité dans ce système. » S’offusquent les étudiants.

Ou-bien, pourquoi veulent-ils écourter nos études si injustement ? Et pour quelle raison ? 

Ne veulent-ils pas que les enfants des pauvres citoyens aient accès à un bon niveau d’étude aussi ? 

Seraient-ils heureux  ou accepteraient-ils cela si leurs enfants se trouvaient aussi dans ce cas ?

Avec de telles décisions, comment peut-on encourager les jeunes à faire des études si c’est pour les chasser après comme des malpropres ?  Se demandent ces étudiants.

Un cri d’appel

« Honnêtement, nous sommes affectés par cette décision suicidaire et inhumaine que nous subissons.   C’est pour quoi, nous  lançons un cri de cœur à l’endroit du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique y compris tous les décideurs et acteurs du système éducatif Ivoirien. Car, nous aussi avons le droit à une formation répondant aux normes du système LMD adopté par l’Université. Nous avons le droit de faire le Master 2. S’il vous plait, laissez-nous achever ce que nous avons entamé ! » Confient-ils!

Leur illustration pour la lutte.

Pour notre part, Plume d’Ivoire souhaite vivement que les autorités prennent en compte le cri de coeur de ces étudiants afin qu’un dénouement heureux soit trouvé.

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