MÉDECINE TRADITIONNELLE SAUVEGARDÉE DANS UNE ENCYCLOPÉDIE


Une tribu amazonienne crée une encyclopédie de médecine traditionnelle de 500 pages. L’objectif est de préserver les savoirs ancestraux des communautés amazoniennes.

La forêt amazonienne est une grande source de richesses et de convoitises. Outre le bois, elle recèle également des minerais précieux qui justifient son exploitation. Toutefois, sa principale richesse reste sa biodiversité unique. Elle favorise la médecine traditionnelle.

Au-delà de la biodiversité, ce sont donc aussi de précieuses ressources médicinales qui disparaissent avec la déforestation.
Cependant, les sorciers et les chamans des tribus amérindiennes sont les détenteurs de précieux savoirs. Grâce à leurs connaissances héritées depuis des millénaires, ils peuvent identifier bien des plantes. Ils savent lesquelles choisir pour soigner les maladies et comment les utiliser.

Une encyclopédie de médecine traditionnelle de 500 pages

La tribu Matsé vit dans la forêt amazonienne, entre le Pérou et le Brésil. Elle a récemment perdu l’un de ses plus anciens représentants, avant qu’il n’ait pu transmettre son savoir. Suite à ce drame, les Matsés ont décidé de réagir et de créer la première encyclopédie de médecine traditionnelle amérindienne jamais écrite.

La transmission des savoirs ancestraux

La rédaction de cette encyclopédie a permis aux jeunes générations de mesurer l’importance de la culture de leurs ancêtres. Désormais, des ateliers sont mis en place pour que les plus jeunes apprennent les connaissances en médecine traditionnelle auprès des plus âgés.

Les apprentis suivent les chamans en forêt pour reconnaître les plantes nécessaires aux remèdes. Et ses cultures de plantes médicinales naissent autour des communautés dans des programmes d’agro-foresterie.

« L’emplacement de la forêt est également idéal pour les Matsés car elle ne se trouve qu’à 10-15 minutes de leur village. Si un enfant est malade, c’est tellement plus pratique que de faire quatre heures de trajet pour trouver un remède », précise Christopher Herndon d’Acaté.

Les richesses naturelles de l’Amazonie

La création de cette encyclopédie est donc un bon moyen de sauvegarder les savoirs traditionnels. Tout en les maintenant au sein des communautés. Il s’agit également d’un moyen de sensibilisation aux richesses de la forêt amazonienne et aux bienfaits de ses plantes sur la santé. En effet, si l’on connaît le guarana, la noix du Brésil ou l’urucum. Combien de plantes miracles restent encore inconnues et à protéger ?

Source: consoglobe

L’Afrique doit également penser à sauvegarder ses connaissances de la médecine traditionnelle dans un livre.


Previous Pour sauver notre planète, il faut des consom’acteurs !
Next Les 10 qualités du "grouilleur" d’Abidjan