Malick Sidibé,le témoin d’une époque


Malick Sidibé est né en 1936 à Soloba, au Mali. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands photographe Africains. Surnommé « l’œil de Bamako », ses clichés sont le témoin d’une époque et d’une jeunesse en pleine effervescence.

Un long parcours avant la photographie

Issu d’une famille paysanne, Peuhle, il s’essai à plusieurs disciplines, il devient cultivateur, berger et bouvier pour le compte de son père.

Sa mère ayant un talent de dessinateur, elle décorait des cases africaines. Il entreprend alors des études de dessin et de bijoutier à l’école des artisans soudanais, qui est devenu l’institut national des arts de Bamako. Il se découvre là un vrai talent pour le dessein, ce qui l’aidera des décennies plus tard dans la photographie.

En 1955,  il décore le studio « Photo service » de Gérard Guillat-Guignard, qui va lui proposer d’être son assistant. C’est ainsi qu’il fait ses premiers pas dans la photographie.

Une dizaine d’années plus tard, en 1962, il décide d’ouvrir son propre studio à Bamako, dans le quartier Bagadadji qu’il ne quittera jamais. Il se spécialise d’abord dans la photographie de reportage, notamment dans les soirées de jeunes de la capitale malienne. Dans les années 1970, il se tourne davantage vers les portraits pleins de malice et d’expressions réalisés en studio.

Reconnu, admiré, et récompensé à travers le monde

Avant sa mort qui survint le 14 avril 2016 à Bamako des suites d’un cancer, il a eu le temps de parcourir le monde et d’exposer ses clichés dans de grandes galeries comme la Fondation Cartier à Paris, et de recevoir de nombreux prix pour récompenser son travail si authentique et unique.

En 2003, Malick Sidibé reçoit le prix international de la Fondation Hasselblad. Il est le premier Africain à recevoir ce prix.

Le  , il reçoit un Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière à l’occasion de la 52ème Biennale d’art contemporain de Venise.

Le , il remporte le prix PhotoEspaña Baume & Mercier 2009 pour son travail de portraitiste et, la même année, le World Press Photo dans la catégorie Arts and Entertainment.

Aujourd’hui il est considéré comme un génie par la nouvelle génération qui s’inspire de ses travaux.

Il laisse aujourd’hui derrière lui un héritage d’une époque. Une époque où le malin en quête d’indépendance voit sa jeunesse dynamique s’affirmer, entre modernisme, tradition et authenticité.

 

Je voulais être le photographe du bonheur.

À la fut d’une jeunesse en pleine émancipation, ses terrains favoris sont les soirées organisées par des jeunes. Par conséquent c’est là qu’il prend tout son plaisir à photographier les moments les plus vivants et authentiques.

Sa présence à une fête était vu comme un prestige. À tel point que sa simple présence pouvait transformer une simple soirée en fête inoubliable. Il considérait que la musique était un bon moyen pour la jeunesse africaine de s’exprimer et de briser les tabous , de danser avec une femme par exempte. Des moments forts qu’ils appréciait particulièrement. Selon lui cela permettait de capturer des mouvements authentiques, ce qui donnait vie à ses clichés.

 

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