L’histoire incroyable de cet étudiant devait être partagée par tout le monde


Nous ne naissons pas tous forcément dans des familles riches. Mais une chose est certaine, on peut naitre pauvre et devenir très riche en changeant le vécu de notre famille.

Pour ce faire, il vous faut beaucoup de détermination et d’audace. L’illustration parfaite de la volonté de réussir malgré tout, réside dans l’histoire réelle de cet étudiant que je vous raconte ici. Alors, un jour j’ai fait la rencontre de Franck au cours d’une cérémonie. Nous avons vite sympathisé en abordant évidemment les questions d’emploi après les études. C’est ainsi qu’il décide de me raconter son histoire aussi inspirante que motivante.

Découvrons-la ensemble

«Ah, cette question d’emploi après les études ! Comme ça me rappelle mon parcours difficile. »  S’exclama-t-il avant de commencer.

« Je suis Franck, j’ai 36 ans. Né dans une famille très modeste de 6 enfants, j’avais 19 ans quand j’obtenais le Bac. J’étais tout joyeux. Je pensais déjà que c’était fini et que la vie allait commencer à être rose. Pourtant, j’ignorais que c’étaient les épines de rose qui m’attendaient. Après le BAC, j’ai été orienté en Criminologie à l’Université malgré moi. J’en suis ressorti avec une Licence. Alors vu la difficulté financière à poursuivre mes études, j’ai décidé de m’arrêter là pour me trouver du boulot. Mais je n’ai pas eu la chance d’avoir du travail parce que c’est une filière ayant très peu de débouchés en Côte d’Ivoire. J’ai passé des concours de la fonction publique malheureusement, rien n’a marché. Aujourd’hui, tous mes amis avec qui j’ai fréquenté travaillent dans bureau.

Alors, que faire pour m’insérer dans le tissu économique afin d’avoir une place sociale plausible ? Cette question me taraudait l’esprit jusqu’à ce que je me décide. Étant fils d’agriculteur, j’ai donc décidé de retourner au village pour me consacrer à la terre. Je pouvais lire le désespoir sur le visage de mes parents même s’ils me soutenaient indéfectiblement dans ma décision. C’est ainsi que j’ai commencé à cultiver le manioc après une petite formation dans le domaine de l’agriculture. J’ai acquis des techniques qui consistaient à bien entretenir son champ afin de produire beaucoup avec peu d’espace. Je vous assure que lorsque j’ai commencé, les gens du village se moquaient de moi. Ils disaient ceci : « si c’est pour aller à l’école et avoir le BAC puis faire l’Université et revenir nous rejoindre au village pour faire champ, c’est que ce n’est pas la peine… » Riaient-ils de moi !  Et pire, mes amis avec qui j’ai fait l’école et qui ont réussi à avoir du travail se moquaient aussi de moi.

A dire vrai, cela me frustrait énormément mais je ne les en voulais pas. J’ai pris mon courage et continué mon champ. Quelques temps après, ma production avait commencé à faire parler d’elle-même. Au bout de 6 mois, ma première récolte m’a permis de gagner environ 500.000f CFA. J’avais exploité 1 hectare. J’ai ensuite réinvesti cet argent dans l’achat de d’autre portion de terre et de matériels afin de plus développer ma production. Et là, je ne vous dis pas comment cela est devenu un succès en si peu de temps. Vous savez, le manioc est la nourriture la plus consommée en Côte d’Ivoire après le riz. Vous avez l’attiéké, le foutou, le gari, le placali, et bien d’autres qui sont à base du manioc. Donc je recevais des commandes un peu partout et j’étais sollicité de part et d’autre. J’ai recruté des jeunes qui sont fiers de travailler avec moi. J’ai acheté des tricycles qui ramassent les tubercules de manioc de la brousse au village avant de les acheminer vers les villes selon les demandes. Moi-même, j’ai acheté une moto pour mes déplacements. Grâce à ce commerce, j’ai pu acheter des machines broyeuses que je fais louer. Je ne fais que multiplier mes investissements pour avoir une bonne rentabilité financière. C’est en ce sens que j’ai aussi investi dans la quincaillerie, le commerce de fruits, etc qui me rapportent pas mal de gains. Ce qui me réjouit le plus, c’est que j’ai pu construire une maison digne de ce nom pour mes parents et je suis actuellement sur la construction de la mienne. Mes ambitions sont encore grandes car j’ai d’autres idées plus folles qui trottinent dans ma tête.

Aujourd’hui, grâce à mes plantations de manioc, j’ai forcé le respect et la considération de tous. Les mêmes qui m’insultaient hier sont les mêmes qui m’applaudissent aujourd’hui. La vie est ainsi faite ! Dans tous les cas, je ne me laisse pas gagner par les avis des autres. Au départ, ça n’a pas été facile pour moi, et j’ai crapahuté sur des terrains hostiles mais jamais, je n’ai abandonné parce que je savais que toute bonne sueur ruisselante et fétide soit-elle, finit toujours par se sécher sous l’ombre d’un arbre généreux et odoriférant.  Je remercie mes parents qui sincèrement m’ont soutenu malgré l’acceptation de cette dure réalité (étudiant qui revient à la terre).  Par ailleurs, la différence entre mes amis et moi aujourd’hui est qu’ils travaillent dans bureau et pour des gens alors que moi, je travaille à mon propre compte avec une formidable équipe. Je cultive la terre !

Sa conclusion

Je voudrais terminer en disant à qui me lit que, malgré vos diplômes, si vous n’arrivez pas à avoir du travail, ce n’est pas la fin du monde.  Cependant, l’erreur à ne surtout pas commettre, c’est de rester peinard sur vos lauriers pensant qu’une baguette magique viendra tout changer pour vous. Ne restez jamais les bras croisés à la maison en attendant qu’on vous appelle pour un entretien d’embauche. Bougez, sortez, réfléchissez, osez agir en entreprenant quelque chose en attendant qu’on vous appelle.  Peut-être même que vous aurez réussi avant qu’on ne vous appelle. 

Que retenir de cette inspirante histoire ?

J’ai décidé de partager cette histoire avec vous parce qu’elle est pétrie d’enseignements. Bill GATES a dit :

Ce n’est pas de votre faute si vous êtes né pauvre. En revanche, si vous mourrez pauvre, c’est votre erreur. 

Sachez que vous êtes le seul Maître et conducteur de votre vie. C’est la direction que vous lui donnez qu’elle prendra. Cela dit, vous pouvez réaliser tout ce que vous voulez si vous avez la volonté. La vie ne vous a pas souri ? Ok ! Mais vous, faites-la sourire. Ne gaspillez plus votre temps et vos émotions dans des comparaisons inutiles. Ne comparez jamais votre vie à celle des autres. Car, vous n’êtes pas pareils et mettez dans votre tête que les choses changent et elles doivent changer. Vous avez le droit d’exister juste comme vous êtes. Si rien n’est impossible dans la vie, alors foncez droit sans détour.

Michel ALIHONOU

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