LES PEULS D’AFRIQUE


En Afrique cohabitent depuis plusieurs siècles une diversité de population ayant des activités, des coutumes et des traditions propres à chacune d’elle.

Les Peuls traditionnellement des pasteurs, se répartissent dans une quinzaine de pays d’Afrique. Il sont une ethnie de nomades vivant en Mauritanie, au Sénégal, en Guinée, au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, au Soudan. Ils sont retrouvés également au Nigeria, au Cameroun, au Togo. Pour la plupart de teint clair avec un peu de ressemblance avec les arabes et plus particulièrement les égyptiens (leur origine première).

Ce peuple pendant longtemps nomade à la recherche de meilleurs pâturages pour leur troupeau, a pour principale activité l’élevage. Il  pratique aussi une petite activité d’agriculture pour accompagner dans leur alimentation avec les bovins qu’ils disposent.

 

HABITAT

 

La maison peule est appelé « suudu » et est forme circulaire. Elle est construite avec de la paille et des tiges d’arbres. Cette paille sèche est recouverte sur les tiges fixées au sol et d’autres bien attachées entre elles. Ces habitats sont construits bien éloignés les uns des autres pour éviter les perturbations causées entre eux car tout un chacun disposant son troupeau, peut avoir des activités non cautionnées par l’autre. Pour eux, être peul c’est être libre.

 

Puulaku : comportement et pratique religieuse

Le puulaku est un ensemble de règles et conduites propre aux peuls. Ce peuple se  distingue par le respect absolu de l’ainé. Cette pratique se retrouve chez tous les groupes peuls d’où la création d’un groupe international taabital puulaku  qui se veut préconiser ces règles héritées  des aïeux. Parmi les valeurs préconisées par le puulaku résident la générosité, le sentiment de honte qui les amènent à se préserver de certaines pratiquent non noble. Ces comportements distinguent le peul noble et de celui obséquieux. Cela est conté par les écrits dans «contes initiatique Peuls » ou « Amkoullel l’enfant  Peul » de Amadou Hampâté Bâ).

Les Peuls de nos jours sont presque tous musulmans. Une partie des Peuls d’Afrique de l’Ouest ont été parmi les propagateurs de l’islam sunnite. Avec notamment Ousmane Dan Fodio, fondateur de l’empire Sokoto au nord Mali et  Sékou Amadou, fondateur de l’empire Peul du Macina. Les Peuls d’ Afrique de l’Ouest et métissées avec les populations avec lesquelles ils vivent ont créé  des écoles coraniques et grand précurseurs de l’islam.

L’alphabet Poular

L’alphabet ADALAMA devenu une  écriture Poular, connait de nos jours  une avancée considérable. Cet Alphabet Poular est désormais enseigné dans nombre de pays, ainsi qu’en Guinée Conakry. Cet alphabet Poular est formé de 28 alphabets, avec 5 voyelles qui s’écrivent de la droite à la gauche.

Cette écriture est créé en 1986 à N’Nzérékoré en Guinée Conakry, avec l’initiative  de quelques ressortissants de la région administrative de Mamou du même pays. Pour l’heure, des commissions sont misent en place pour vulgariser cet alphabet ADALAMA.

 

 

En Afrique traditionnelle, l’individu est inséparable de sa lignée. Elle continue de vivre à travers lui et dont il n’est que le prolongement. C’est pourquoi, lorsqu’on veut honorer quelqu’un, on le salue en lançant plusieurs fois le nom de son clan : « Bâ ! Bâ ! » Ou « Diallo ! Diallo ! » Ou « Cissé ! Cissé ! » Car ce n’est pas un individu isolé que l’on salue, mais, à travers lui, toute la lignée de ses ancêtres.

Dans Amkoullel, l’enfant Peul de Amadou Hampâté Bâ

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