Koungolo Ba, un street artiste ivoirien marque son territoire


Si vous êtes attentifs et que vous parcourez souvent la capitale abidjanaise, vous avez dû sûrement remarquer que des murs sont recouvert de graffitis, d’un nouveau style, et d’une nouvelle signature « KOUN », de son nom d’artiste Koungolo Ba.

Ces œuvres urbaines ont attirés notre attention, et après quelques recherches, nous avons découvert l’auteur. Qui est d’ailleurs ravie de parler de son travail.

Koungolo Ba est un jeune ivoirien vivant à Abidjan, architecte de formation, et très attiré part l’art. Il fait parler ses pinceaux sur les murs de sa ville pour essayer comme il le dit, «de promouvoir l’art et la culture d’une autre manière.»  .

Ses œuvres laissent aussi transparaître un être profondément engagé pour son continent.

Pour en savoir plus, nous lui avons posé 6 questions qui en disent long sur le personnage et son travail.

 

C’est quoi le message que tu veux passer ?

Le premier message que vise mes graffitis, c’est le partage. Je pense que profiter de la place publique pour exprimer une œuvre en peinture. C’est donner au public matière à réflexion. Ou tout simplement partager mon amour des couleurs, et de l’esthétique. Quoi qu’il en soit, l’idée est de partager, de rendre une œuvre publique, de créer une « exposition urbaine » dans les rues de nos villes. Je pense que valoriser ainsi des murs délaissés contribue au bien être d’un quartier, d’une commune.

 

Pourquoi as-tu choisi le street art ?

Je trouve que la ville d’Abidjan lorsqu’on la parcours, ne reflète pas visuellement la richesse artistique à laquelle les ivoiriens ont droit. L’art exprime la vie, la culture, à travers la matière. Et une ville sans art est une ville qui souffre selon moi. Voilà pourquoi j’ai quitté le format classique des tableaux et des feuilles normées pour les murs. Le street art s’est dévoilé à moi comme étant le meilleur outil pour déployer mes idées et toucher plus de personnes.

Quelles sont tes inspirations ?

Mes inspirations sont multiples, à la fois africaines et occidentales. Mais le premier artiste qui ma sensibilisé à ce moyen d’expression est knar, un artiste lyonnais. D’autres comme Blu, Falko1 et Muretz m’ont ensuite permis de trouver un style qui me correspond vraiment. C’est à dire des œuvres minimalistes, en couleurs, mais expressivement fortes.

As-tu eu des retours sur ton travail ? Positifs ou négatifs …

Bien sûr, je continue d’avoir de nombreux retours, la majorité étant positif. Les retours négatifs sont rares, et proviennent la plupart du temps de personnes d’un certain âge qui n’avaient jusque-là jamais été confrontés à cette manière de promouvoir l’art, et de s’approprier la ville. À part ça je reçois beaucoup d’encouragements et d’avis que je ne manque pas d’intégrer à ma réflexion pour proposer des œuvres encore plus belles et justes.

C’est quoi tes projets à venir ?

J’ai beaucoup de projets à venir, un documentaire sur le street art en Côte d’Ivoire possible. Je prépare aussi un petit livre sur mes illustrations et mes peintures. Je prépare aussi des cadeaux pour les murs de la ville d’Abidjan, puisque c’est Bientôt les fêtes.

 

 

 

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