3 questions pour mieux comprendre la Grainothèque.org


La Grainothèque est une entreprise sociale qui soutient l’agriculture paysanne pour renforcer la souveraineté alimentaire fondée sur la biodiversité. Elle oeuvre à la valorisation de la biodiversité génétique à travers des banques de semences

La Grainothèque oeuvre à la valorisation de la biodiversité génétique à travers des banques de semences paysannes.
Elle travail aussi à la vulgarisation des solutions de protection des cultures, nouvelles pratiques culturales améliorantes, intégrées et raisonnées à l’échelle du système de production de plein champ.
La Grainothèque est une organisation qui soutient l’agriculture paysanne pour renforcer la souveraineté alimentaire fondée sur la biodiversité. Elle développe des solutions pour préserver des semences variétales des plantes nourricières locales. Et intègre des solutions pour la lutte naturelle contre les ravageurs et maladies des plantes.

C’est en effet, une initiative de Daniel Oulai, jeune activiste de l’agroécologie, vivant à Man, dans l’Ouest montagneuse de la Côte d’Ivoire. passionné par le monde végétal et ses curiosités il voudrait préserver la diversité de plantes nourricières, en reproduisant les semences vivantes variétales des plantes comestible locale.

C’est un fervent défenseur des variétés anciennes africaines reproductibles et militant d’une exploitation agricole plus respectueux de la Nature.

Le Fondateur s’attelle aussi à promouvoir et à préserver le droit de semer librement des semences potagères, céréalières et condimentaire, de variétés anciennes ou modernes, libres de droits et reproductibles.

En fin la grainothèque œuvre à capitaliser les savoir paysannes sur l’agriculture et les variétés de semences. Rendre accessible les connaissances sur le patrimoine végétal ivoirien et garantir la disponibilité de semence biologique.

Pour en savoir plus, et mieux comprendre la Grainothèque nous avons posé trois questions à Daniel Williams Oulaï , le Fondateur :

Qu’est – ce qui ta motivée à créer une bibliothèque de semences ?

Créer une bibliothèque de semences parce que notre bio diversité disparaît sous le poids d’une agriculture commerciale. Imposé par des multinationales et un silence complice de nos politiques. Mon initiative n’est pas à la base un business mais une initiative sociale et humaine. Cependant pour qu’elle puisse être pérenne nous avons été obligé de travailler un modèle économique. Aller vers une entreprise sociale qui naît silencieusement des sentiers battus.

 

Quel est ton ambition avec ce projet, jusqu’où veux-tu le mener ?

Mon intérêt pour les biens communs m’a peu à peu fait découvrir la problématique des semences dans l’agriculture et la survie de l’espèce humaine. C’est un enjeu considérable qui n’est qu’un défi de l’offre, mais un défi écologie, un défi de nutrition et de survie.

 

Qu’est ce qui te pousse à continuer ?

Les semences paysannes représentent une garantie pour notre alimentation saine et variée. Par ailleurs c’est la pierre angulaire de l’agriculture africaine. Arracher aux paysans africains la possibilité de reproduire leurs  récoltes, c’est tuer notre agriculture. Donc précipiter une famine qui ne dira pas son nom.

Nous avons donc décidé d’apporter une solution en développant un réseau d’espace d’accès à de semences paysanne. Documenté et adapté au climat. En effet, nous proposons dans des bibliothèques en Côte d’Ivoire des rayons de semences appelé « grainothèques », sous la forme de boîtes en carton contenant des sachets de graines.

Les usagers des bibliothèques sont invités à venir piocher dans ces boîtes des graines, de variétés traditionnelles ou paysannes. Pour les cultiver dans leur jardin ainsi qu’à se documenter sur la manière de produire leurs propres semences pour alimenter la Grainothèque à leur tour.

Mieux aujourd’hui nous travaillons à renforcer les paysans qui utilisent nos semences à renforcer leur capacité de production. Nous développons des services à l’aide d’une ‘’outilthèque’’. Un concept fondé sur l’économie de service qui vise à vendre des services aux usagers au lieu de ventre l’outil. Cette approche permettra à chaque paysan ivoirien de s’offrir des services de machinerie pour produire plus puisqu’il ne les achèterait plus.

En fin, nous travaillons pour mettre à la disposition de ces agriculteurs des solutions technologique de lutte intégrée contre les ravageurs et maladies de plante. Ce qui permettrait de réduire de plus des 50% les pertes agricoles dû a l’action combinet des ravageurs.

 

 

Daniel Oulai est aussi Lauréat 2017 des fond de l’entrepreneuriat jeune de la Fondation Tony Elumelu.
il est aussi nominée du Prix entrepreneur vert Afrique Francophone doté du trophée Initiatives Climat à la Cop 22 en 2016 à Marrakech au Maroc, et lauréat du prix des 100 projets pour le climat décerné par Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
A 28 ans aujourd’hui Daniel dirige la start-up grainothèque. Une entreprise sociale qui œuvre pour la préservation de la diversité génétique des plantes nourricière en Afrique. Et la documentation des savoirs et pratiques endogène liés à la reproduction de semences paysannes.
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