Les applis de rencontre en Côte d’Ivoire, ou la prostitution 2.O


À l’image de Tinder, Badoo et Lovoo pour les plus connues, les applications de rencontre amoureuses se multiplient en Côte d’Ivoire, et leur utilisation aussi.

Des applications qui à la base sont destinées à trouver et rencontrer l’amour, l’âme soeur, se sont transformer en industrie du sexe en mode « chap-chap » (rapide). Moyennant quelques billets de francs CFA, vous aurez droit à « une séance » comme le disent celles qui y proposent leurs services sur ces applications.

En effet, si de nombreuses personnes espèrent y trouver l’amour, ces applications sont le point de rencontre de ceux qui veulent du sexe uniquement, et ceux qui veulent en donner moyennant quelques billets de francs CFA.

Coline, jeune de 24 ans, diplômé d’un BTS en gestion commercial nous révèle,  » si je le fais, c’est par manque de moyen, je n’ai pas de boulot et j’ai besoin d’argent pour le faire. Je n’ai pas l’impression d’être une prostitué, je ne me met pas sur la route comme « les putes là » si je fais sa c’est pour rendre service, en échange d’un peu d’argent pour compenser (rire) Il y a des jeunes qui veulent se faire plaisir, et moi aussi, sauf que moi je gagne de l’argent en plus »

L’amour, Coline n’y croit plus, pour elle, mieux vaut ne pas perdre de temps et aller à l’essentiel.

Pour Joel, jeune actif, 30 ans de la capitale Abidjanaise pense que :  » cela n’a rien d’exceptionnel, ni rien d’étonnant. Ce genre d’attitudes sont le reflet même de notre société et de notre jeunesse en décadence. On veut tout, tout de suite, et sans efforts ! Même si moi j’utilise ces applications afin de gérer mes « bizi » « chap chap », je trouve quand même qu’il y a des chose qui vont trop loin !  »

Son avis est plus nuancé, même étant très fan de ces applications il ne cachent pas de voir se développer de mauvaises habitudes chez la jeunesse.

La prostitution sur le web, les jeunes semblent n’y voir aucun mal. Une pratique devenu normal, voir même banal. Ils pensent que cela profite à tous.

Avec le web, et ses applications, la prostitution se démocratise, mais est-ce vraiment pour le bonheur de tous ?

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